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Vacances nature entre la mer et la campagne – La Puglia

Besoin de vacances entre la mer et la campagne ?

ACQUAMARINA B&B à Ceglie Messapica

Entre les baignades et les ballades ?

Des plages sauvages et magnifiques, une campagne charmante qui ressemble au pays des strumpfs… Oliviers et Trulli suffisent au charme incomparable de cette région du sud de l’Italie, longtemps laissée pour compte !

 

Les autochtones sont accueillants et d’une grande générosité. La nourriture est excellente. Les odeurs appétissantes et enivrantes.

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MINE DE RIEN

a aimé ce lieu dans l’arrière-pays.

à 30 minutes en voiture de l’aéroport de Bari.

à 30 minutes en voiture des plages les plus belles.

à 1h00 de Lecce, la ville jaune ! La Florence du Baroque avec ses pierres en mollasses.

Des vacances de rêves à concrétiser sans tarder.

ACQUAMARINA B&B à Ceglie Messapica

https://www.facebook.com/acquamarinamarmar/?pnref=lhc

Appeler +39 333 386 2741

@acquamarinamarmar

azulser74@yahoo.it

http://www.acquamarinabedandbreakfast.it/

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13 jours au Maroc, Pays Rose  !

 

Des vacances improvisées sur le pouce grâce aux voyages économiques proposés par, en français dans le texte et sans publicité inutile, « avion facile et orange ».

Des petites vacances prévues pour « bronzette et lecture » sur une plage de rêve. Mais au lieu de ça, nous avons choisi de parcourir le pays avant de nous prélasser sur la plage.

Le Maroc c’est un pays à dominante ROSE ! La vallée des roses, l’eau de rose et le désert qui se montre en un fourmillons de déclinaisons « roses » mais pouvant aller jusqu’au « rouge sang ».Les paysages sont magnifiques. Le désert mystérieux et changeant. L’océan, impressionnant et dangereux. Nous y étions pendant le Ramadan. Le mois Saint. Le mois de tous les Musulmans du monde. Un pays tout entier pratiquant le même rituel, ça laisse un goût étrange dans l’immensité des questions que nous nous posons tous les jours.

Nous avons été accueillies par une famille Berbère installée à Ouarzazate. C’était une rencontre inoubliable. Le chef de famille nous a conduites à Gulmimea, aux portes du Sahara. Déserts et Oasis. Puis la pluie. Forte abondante et le spectacle des couleurs du désert. Les oueds qui deviennent rouge sang, les Casbah en torchis qui se dessinent parfaitement dans le contraste magique du ciel et du désert.

6ème mois 2017 ou quelque part ailleurs dans l’espace temps

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BIODYNAMIE et PENSEE MAGIQUE

correspondance-courrier-corrections-création de documents www.mine-de-rien.ch #vevey #lausanne #chablais #Montreux #recits #poesies #creation

Mine de Rien

AIME

LA BIODYNAMIE et

LA PENSEE MAGIQUE

Par un bel après-midi d’avril, alors que les planètes s’alignaient sagement dans le cosmos, annonçant déjà la pleine lune du 11 avril 2017, j’ai eu le plaisir d’assister à un rituel peu banal, celui de la

BOUSE DE CORNE

Vous saurez tout (en musique et en images) sur la manière de préparer la « Bouse de Corne » sur le lien http://association.arbdyn.ch/article-76-video-sur-la-preparation-de-la-bouse-de-corne-populaire

Quand à moi, j’ai eu la chance d’être initiée par des “convaincus” de la biodynamie. J’ai été invitée à participer à la préparation du liquide sacré. Ce moment passé à casser l’eau, additionnée de bouse de cornes a été pour moi, le début du rituel. Car il s’agit bien d’un rituel faisant appel aux forces et aux énergies de la Terre mais également à notre propre sens du sacré, du Divin.  J’ai ainsi pu prendre pleinement conscience de l’importance,  mais surtout de la puissance du rituel.

Eau de pluie, chauffée à 37 degrés et bouse de corne mélangées dans un tonneau. Cette action doit se faire avec un fouet en bois. Il faut mélanger avec force. Tourner très vite dans un sens jusqu’à ce que vous aperceviez le fond du tonneau. L’eau brassée avec vitalité, forme petit à petit le trou, le vortex magique et, c’est à ce moment-là,  qu’il faut casser l’eau en arrêtant fermement le brassage. C’est ainsi que l’eau et la bouse unissent leurs mémoires offrant ainsi, à doses homéopathiques à nos parcelles, la puissance et l’énergie de la Terre Mère.

Cette opération doit être répétée pendant une heure. Nous étions donc plusieurs à nous relayer pour que l’opération se fasse dans les meilleures conditions. Il faut de la force, de la puissance, de la persévérance mais aussi, une bonne dose de “pensée magique”.

                  En ce qui me concerne, le fait d’avoir pu participer à cette préparation a, fortement contribué à renforcer ma “pensée magique”. De plus j’ai été éclaboussée à plusieurs reprises par l’eau précieuse et un sentiment de bien-être m’a envahit et même poursuivi plusieurs jours après.

La Foi est plus belle que Dieu et

la biodynamie plus magique que Mosanto !

Qu’est-ce que la Biodynamie ?

 

L’agriculture biodynamique ou la biodynamie, est un système de production agricole issue du courant ésotérique de l’anthroposophie. C’est Rudolf Steiner qui en a posé les bases dogmatiques en 1924. L’agriculture biodynamique de Steiner fait appel à la foi de ceux qui voudront bien le croire.

Comment cultiver les fruits ; les légumes et les plantes aromatiques tout en respectant la terre. Le concept est assez simple. Il consiste à voir tout domaine agricole comme un organisme vivant, diversifié et, le plus autonome possible. Cette méthode utilise des préparations à base de plantes censées activer ou maîtriser les «forces cosmiques» des planètes présentes dans le sol afin de soutenir un bon processus végétatif et limiter le développement des parasites.

Tout comme l’agriculture biologique, la biodynamie s’attache au fonctionnement biologique des sols et des végétaux et cherche l’amélioration de la qualité.

Ce système est aussi efficace que l’agriculture biologique. Mais l’efficacité de la biodynamie relève certainement de la pensée magique.

LA PENSEE MAGIQUE

Selon l’astrophysicien Erich Jantsch « l’esprit a une capacité créatrice, non seulement dans la formation d’images mais également dans la transformation de la réalité extérieure ».

 

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LA FOUINOGRAPHE, ALINE FOURNIER EXPOSE AU LIDO A VEVEY

 

DRAME AU LIDO

photo-expo-aline

La Fouinographe, Aline Fournier, evnementciel-la-fouinographe

charmée par le magasin le Lido à Vevey, n’a pas hésité à y exposer ses oeuvres.  mais elle a voulu rendre hommage à ce magnifique magasin Veveysan qui a ouvert ses portes dans les années 30 et qui a passé de l’appellation “Au bon Marché” à celle du LIDO en 1945. 

 

L’histoire en résumé

Quelques jours après les faits, nos journalistes de la Gazette de Vevey ont découvert qui se cachait sous cette appellation de « confidente ». Il s’agit d’Aline Fournier, la photographe attitrée du couple Dubuisson-Franciolli.
Cette dernière, très peinée par l’annonce du décès de son amie, mais aussi principale cliente : Madame Dubuisson, corrobore les propos de Monsieur Franciolli. La photographe admet avoir passé la nuit du drame, quelques heures en compagnie du conjoint de Madame Dubuisson, avec qui, elle dit avoir : des « accointances artistiques ».
Aline Fournier suivait le couple dans tous ses déplacements officiels et réalisait fréquemment des portraits à leur demande. L’intérieur du Lido est d’ailleurs couvert de ses clichés.
Au fil des années, une complicité aurait lié la photographe au couple et tout particulièrement la photographe à Monsieur Franciolli au grand damne de la gouvernante Mademoiselle Goumet. Cette dernière, qui était également très présente aux côtés du couple, puisqu’elle était en charge de la qualité de vie de Rubis, le chien adoré de Madame Dubuisson désapprouve encore aujourd’hui cette relation.
À partir du 11 février à 16h00, la résidence le Lido sera ouverte aux journalistes. Ce sera l’occasion pour eux d’explorer de nouvelles pistes et pourquoi pas d’aider les enquêteurs à regrouper les faits… (en glissant leurs suggestions dans une boîte à idées présente à cet effet).
 taiga

LE LIDO, SES TRESORS, SES PHOTOS, SON ENIGME !

En transformant le lieu de vente en un lieu privé dans lequel se déroule une intrigue, la jeune femme propose aux habitués du magasin, un nouveau regard, et elle offre au magasin une nouvelle histoire.

Vous trouverez des photographies encadrées glissées parmi les tableaux originaux du magasin, des pièces à conviction indiquant que d’autres coups étaient en préparation et les portraits des protagonistes.

alinevernissagemarion              alinevernissage2      aline-vernissage1

Samedi 11 février, le Lido, Vevey

 

expo ALINE FOURNIER  au LIDO à Vevey

Du 11 février au 11 avril
ma-ve 09.00 – 12.00 14.00 – 18.30
sa 09.00 – 17.00

Rue de l’Hôtel de Ville 17
Vevey

retrouvez le travail d’Aline Fournier : http://alinefournier.tumblr.com/

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DES MOTS POUR LE DIRE…

DIRE NON A L’ABSURDE  

LETTRE OUVERTE

« A TOUS LES DIRIGEANTS DE LA PLANETE TERRE »

 presidents

 

 

Italienne de sang, je suis née à Chieti en 1900 il y a longtemps.

Femme, mère et aujourd’hui grand-mère,  je fais comme tout le monde.

 

J’accepte l’inacceptable.

Je justifie l’injustifiable et

je tolère l’intolérable.

 

 Dans ce monde où l’ABSURDE règne en Maître Absolu,

et au nom de tous les miens, je demande à  

TOUS LES PRESIDENTS,

TOUS LES DIRIGEANTS,

TOUS LES MAÎTRES DU MONDE

 

 

World leaders pose for a family photo during the COP21, United Nations Climate Change Conference, in Le Bourget, outside Paris, on November 30, 2015. More than 150 world leaders are meeting under heightened security, for the 21st Session of the Conference of the Parties to the United Nations Framework Convention on Climate Change (COP21/CMP11), also known as "Paris 2015" from November 30 to December 11. AFP PHOTO / POOL / MARTIN BUREAU / AFP / POOL / MARTIN BUREAU

 

et AUSSI À

 

L’ENSEMBLE DES CHEFS RELIGIEUX,

quelle que soit leur religion.

                                                                 pape-et-chef-eglise-russerabbin-musulman-chretien-pape-francois-jerusalem-terre-sainte-proche-orient-pelerinage

dalai-lamacardinal

ARRETEZ CETTE DESTRUCTION.

FAITES-LE IMMEDIATEMENT.

POUR UNE FOIS, UTILISEZ VOTRE POUVOIR A BON ESCIENT.

 

NE CHERCHEZ PAS D’EXCUSES.

L’ARGENT ET LE POUVOIR SONT DESORMAIS INUTILES.

 

DIEU FINIRA VRAIMENT PAR SE FÂCHER ET NOUS ALLONS TREMBLER.

 

RETABLISSEZ LA JUSTICE ! 

COMMENCEZ SANS PLUS TARDER

 

“LA REVOLUTION DE L’ABSURDE”

 

CESSEZ LE FEU !

DEPOSEZ LES ARMES !

REDISTRIBUEZ LES RICHESSES EN PARTS EGALES,

A TOUS LES ÊTRES HUMAINS VIVANTS SUR LA PLANETE TERRE !

UTILISEZ L’ARGENT DE LA GUERRE POUR EN FAIRE

L’ARGENT DE LA PAIX ET DE LA JUSTICE.

DONNEZ DES VIVRES À CEUX QUI ONT FAIM!

DONNEZ DES MAISONS À CEUX QUI SONT À LA RUE! 

 

VOUS POUVEZ LE FAIRE !  IL SUFFIT DE LE VOULOIR !

TOUT EST POSSIBLE

AUX HOMMES DE BONNE VOLONTE ! 

Manola D’Angelo

ACCUEIL

 

 

 

 

 

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La Tricothérapie

 

 

 

La Trichothérapy

Non, la tricothérapie n’est pas une méthode de développement personnel qui passe par le tricot !

Oh, je ne doute pas que la plupart d’entre vous connaissez déjà les bienfaits de la « tricothérapie », mais en ce qui me concerne, je n’avais jamais entendu parler de ce soin énergétique qui allie coupe, soin du cheveu et bien-être.

Une amie très chère, qui avait déjà eu le plaisir de gouter aux effets magiques de ce soin, m’a offert une coupe pour mon anniversaire et comme y‘a pas de mal à se faire du bien, je me suis empressée de prendre rendez-vous. Vraiment, je ne savais pas trop à quoi m’attendre.

Je suis arrivée avec quelques minutes de retard mais j’ai été reçue le sourire aux lèvres. Un décor simple, accueillant. Une musique douce et agréable. Je me suis tout de suite sentie bien.

« Tricho »  vient du grec ancien qui signifie cheveu. Un soin qui passe par les cheveux ? Y’aurait-il de quoi se les arracher ? Bien au contraire.

Alexandra se sert d’abord de ses mains, pour effectuer un massage crânien. Ice premier massage permet à la personne de lâcher prise, de s’abandonner totalement. Elle apporte un soin tout particulier à la glande pinéale, appelée aussi épiphyse. Elle est située au centre du cerveau et est en lien avec le centre énergétique de la conscience. Il semble qu’il s’agisse de cet espace entre nos 2 sourcils.

Elle utilise ensuite un tantõ. Ce petit sabre japonais créé à l’origine pour la défense des femmes, puis utilisé par les Samouraïs,

Tantö

Lorsqu’elle l’utilise, il émet une vibration. Transmise par les écailles du cheveu jusqu’au bulbe (racine du poil). L’effet est instantané, provoquant une vibration dans la boîte crânienne qui se diffuse dans les 2 hémisphères du cerveau et vibre dans le liquide céphalo-rachidien jusqu’au sacrum.

Oui, oui…. Un vrai bonheur ! Une explosion discrète, comme une chatouillement agréable qui, en ce qui me concerne, est partie du haut de mon crâne en passant par tous mes membres jusqu’aux pieds !

Pour terminer son soin, Alexandra se sert d’un rasoir afin de lisser les écailles du cheveu. Cette opération a pour but de refermer les écailles, ce qui malheureusement ne se voit pas à l’oeil nu. Par contre, ce qui se voit immédiatement c’est la brillance, la lumière qui se dégage de la chevelure.

Mais ce n’est pas encore fini. Alexandra nous réserve encore une petite surprise. A prendre ou pas… C’est notre choix. Une fois son protocole terminé, elle ramasse et restitue les cheveux coupés en expliquant ce qu’elle a ressenti durant le soin. Elle nous invite à vivre notre propre rituel !

Je vous laisserais découvrir les propositions qu’Alexandra vous fera. Pour ma part, j’ai choisi LE FEU !

Le résultat ?

Ce soin agit sur les émotions ; j’ai ressenti des sensations physiques comme des picotements, des fourmillements dans les pieds, dans les jambes… Plutôt agréable à vivre !

Sur le plan psychique, j’ai immédiatement été transportée dans une autre période de ma vie, prenant conscience du poids qu’elle avait toujours sur moi.

Sur le plan spirituel, Alexandra touche au côté sacré de l’être, à l’âme. Elle agit sur le chakra lunaire de la conscience, symbolisant l’espace le plus élevé, le plus sacré de nous-mêmes. Un moment magique !

Bien sûr Alexandra n’a aucun pouvoir sur nos décisions et nos choix. Au travers du traitement qu’elle prodigue, elle nous offre simplement des indications sur nos blocages et c’est à nous de choisir d’agir ou non. Dans tous les cas, le soin apportera un bien-être instantané et les énergies sont réajustées.

Le temps a passé vite et j’ai quitté Alexandra, le coeur léger et la tête dans les étoiles !

à découvrir : http://www.alexandra.trichotherapy.ch/

Autres articles à dispositions : https://mine-de-rien.ch/186-2/

 

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BRÈVES HISTOIRES, 9ème épisode

Jerôme, Virgile et Wu

En arrivant chez sa mère, Blaise tourna la clé dans la serrure et aperçut, du coin de l’œil, le capitaine Demierre qui continuait sa route. Le Capitaine souleva son chapeau en guise de salutations et lui lança :

Mes hommages à Madame votre mère.

Blaise entra et referma la porte en prenant soin de tourner deux fois le verrou de l’intérieur. Il s’appuya contre la porte et respira profondément. Il s’essuya le front. Il venait d’avoir un coup de chaleur. Il desserra le col de sa chemise  et se dirigea vers la cuisine pour s’y servir un grand verre d’eau bien fraîche. Puis il retroussa ses manches et s’approcha du salon.

  • Ce Justin Demierre est une vraie plaie. Je suis sûre qu’il me veut du mal. Il faut que je me reprenne. Il faut que je garde mes idées claires.
  • Ça va mon chéri ?
  • Oh fous-moi la paix, je ne suis pas d’humeur à entendre tes jérémiades.
  • Mais enfin, Blaise, mon chéri. Que se passe-t-il ?
  • Tout ça c’est de ta faute. Comme toujours. C’est toujours de ta faute.

Blaise retroussa ses manches. Il fallait tout finir d’empaqueter. Les déménageurs seraient là à 10 h 30 pour tout emporter dans le sud de la France. Il avait réservé un garde-meuble près d’Aix-en-Provence et avait déjà réglé les frais pour la durée d’une année entière. Il avait pensé à tout.

Tout en fermant les cartons, il se remémorait la rencontre avec les paroissiens. Agnès et sa mère, le vicaire, sans oublier le Capitaine Demierre! Quelle poule mouillée ce Benoît. Et cette foutue Agnès qui lui fait les yeux doux sans vergogne ! Mais celui qui l’inquiétait le plus c’était le capitaine Demierre. Que diable voulait-il à sa mère ? Pourquoi ce capitaine de la gendarmerie s’intéressait-il à sa mère ?

  • Maman, on peut savoir ce qu’il te veut ce flic ?
  • Je ne connais pas de flic. Tu dois te tromper.
  • Ben voyons. Je ne me trompe pas, maman. Il veut te parler. Il me l’a dit et il m’a même donné son numéro de téléphone pour que tu l’appelles.
  • Et bien je vais l’appeler et comme ça nous serons fixés.
  • Tu ne peux pas l’appeler.

Blaise est très énervé. Il transpire. Il respire fort. Il est comme fou.

  • Et bien appelle-le toi-même.
  • Et je lui dis quoi exactement ?
  • Tu vas bien trouver quelque chose.
  • Non, non, non hurle-t-il, je ne vais rien trouver à lui dire.

Blaise s’effondre. Il pleure. Il sanglote. Il frissonne.

  • Maman !
  • Oui mon chéri. Qu’y a-t-il ?
  • Maman. Tu me manques.
  • Pourquoi ? Je suis là. Je suis toujours là pour toi.

Tout à coup, il passe de la tristesse à la colère noire et hurle :

  • Tais-toi. Mais tais-toi à la fin. Je ne veux plus t’entendre.

Il met ses mains sur ses oreilles et répète comme une comptine, comme un enfant :

  • Je ne t’entends plus. Je ne t’écoute plus, je ne t’entends plus, je ne t’écoute plus.

**********

Les cartons étaient prêts. Tout était prêt pour le départ des affaires de sa mère en France voisine. Il pouvait aller se coucher. Ce soir, il dormirait dans sa chambre, comme au bon vieux temps. Peut-être y trouvera-t-il un peu de paix.

Mais avant, il devait encore détruire les CD, tous les CD. C’était trop difficile. Il avait mis beaucoup de soins à constituer sa petite collection et l’idée même de devoir s’en débarrasser lui était insupportable. Il fallait qu’il trouve un autre moyen.

La nuit porte conseil. Il allait trouver. Il fouilla dans le carton des colifichets et en sortit le foulard préféré de sa mère. Il était doux. Il sentait bon. Il le chiffonna et le renifla tout en se dirigeant vers la porte de sa chambre.

A 7 h 00 le réveil sonna. Blaise mit tout en ordre dans sa chambre avant de descendre à la cuisine se préparer un petit déjeuner copieux. Jus d’orange, café, œufs brouillés. Ça sentait bon, il avait mis la radio. Vers 8 h 30 la sonnerie de la porte le fit sursauter.  Ça ne pouvait pas déjà être les déménageurs. Qui donc cela pouvait-il bien être ?

En ouvrant la porte, la vision du voisin difforme lui fait faire un pas en arrière. Virgile, le frère de Wu se tenait devant lui.  (Voir épisode 1)

Blaise avait rencontré Wu au moment du divorce de celle-ci. Elle était mariée à un fou furieux qui lui tapait dessus et Blaise avait témoigné au procès de divorce car il avait aperçut à plusieurs reprises Wu en mauvaise posture face à son mari violent. Il n’avait pas eu le choix. Il avait été convoqué et il s’était contenté de dire la vérité. Il avait vu le mari de Wu ivre mort, frapper sa femme au moins à 4 reprises.

Wu lui en avait été reconnaissante. Elle lui avait apporté une tarte pour le remercier et, à cette occasion, elle s’était laissée emporter par les confidences. Wu lui avait parlé de ce frère ennemi qui vivait en face de chez elle mais qui refusait de lui parler.

  • Bonjour Monsieur. N’ayez pas peur. Je suis moche mais je ne mange personne.

Blaise reste silencieux. Il attend.

  • Je suis un proche voisin. Regardez, j’habite cette maison là-bas.
  • Oui, je sais. Je vous ai déjà croisé.
  • Ah bien. Voilà, je suis un peu ennuyé de vous déranger mais je voudrais vous demander de bien vouloir me rendre un grand service.
  • Quel genre de service ?
  • Je peux entrer un moment ?
  • C’est que je suis en plein déménagement. J’attends les déménageurs d’une minute à l’autre.
  • Je comprends. Y a-t-il un moment où nous pourrions nous voir ?
  • Ecoutez Monsieur ?
  • Monsieur Chalot. Virgile Chalot.
  • Ecoutez Monsieur Chalot. J’ai pas mal de choses à faire et ces prochains jours je serai très occupé. Je ne crois pas que je sois la bonne personne pour vous rendre service.
  • Moi, je crois que oui. Et ce n’est pas votre mère qui nous dira le contraire, n’est-ce pas ?
  • Je ne comprends pas.
  • Mais si, mais si…. Vous comprenez très bien. Je repasserais ce soir pour vous parler clairement du service que vous allez me rendre.
  • Vous semblez bien sûr de vous. Je ne suis pas certain de vous le rendre ce service.
  • Bien sûr que si. Vous n’avez pas d’autre choix.
  • A ce soir.

Blaise referma la porte et son petit déjeuner remonta d’un coup, juste le temps d’arriver à la salle de bains.

Ce type savait.

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Ecrire un récit, un souvenir, une poésie…

Ecrire pour se souvenir

 

36295456 - sepia toned image of vintage fountain pens with blank paper in front of old books on a table

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Des mots pour le dire…

 

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BRÈVES HISTOIRES, 8ème épisode

LE VICAIRE, BLAISE, AGNÈS, SA MIE et JUSTIN DEMIERRE.

Blaise avait le front humide de sueur. Il était tout pâle. Il semblait malade. Avant de passer chez sa mère pour finir les cartons, il voulait se rendre à l’église. Ne pas changer les habitudes. Les habitudes sont réconfortantes, rassurantes. Les habitudes endorment les esprits et évitent les questions. Il fallait qu’il organise les choses avec lucidité et intelligence, mais il ressentait de l’angoisse. Tous ces changements avaient eu pour effet de le fragiliser. Le déménagement. Vivre enfin seul, sans sa mère était une épreuve. Il devait penser à tout. Et en plus il devait encore penser à elle. Organiser son déménagement. Préparer les cartons. Répondre aux curieux qui s’inquiétaient pour elle.

  • Merde maman, tu fais vraiment chier. Maintenant, je dois tout faire ! C’est insupportable. C’est fatiguant.
  • Tu vas y arriver, mon chéri. Garde ton calme.
  • Comment veux-tu que je sois calme alors que tout le monde me demande de tes nouvelles.
  • Tu n’as qu’à faire comme on a dit. Je suis partie en France rejoindre ma famille et passer du temps en leur compagnie.
  • Je crois avoir dit que ta sœur avait un cancer.
  • Un cancer. C’est bien. Les gens sont compatissants avec la solidarité familiale.
  • Bon. J’envoie tes affaires dans un box à Aix. Comme ça, tu auras tes affaires à portée de mains.
  • C’est une excellente idée. Envoie-moi tout ce que je possède. Garde les meubles et loue la maison. Tu as ma procuration pour la banque. Tout va bien, mon chéri.
  • Oui, maman. C’est une excellente idée. Je me sens apaisé. 

Blaise se sentait mieux. Il respirait régulièrement, ses vêtements étaient propres. Il se tenait droit et son anxiété avait presque disparu. Il se sentait toujours mieux lorsqu’il parlait avec sa mère. Affronter le monde n’était pas chose simple, mais il se sentait capable d’y arriver. Il sifflotait tout en se rendant à l’autre bout de la rue. En arrivant devant l’église quelques personnes attendaient avant de s’introduire à l’intérieur. Il y avait Agnès et sa maman qui parlait avec le vicaire et il y avait aussi ce type qui le regardait droit dans les yeux. Blaise n’aimait pas ce type, comme s’il allait lui porter malheur.
Justin salua par un hochement de tête le vicaire, Agnès et sa mère et s’approcha ostensiblement de Blaise qui tourna la tête pour éviter de croiser son regard.
Le vicaire interpella Justin.

  • Capitaine, vous vous êtes installé dans le quartier.
  • J’aime bien le coin, Monsieur le vicaire, j’aime bien le coin.
  • Vous allez participer à la réunion ?
  • Si Dieu le veut.

Agnès prit la parole et s’adressa au capitaine Demierre.

  • Bienvenue, Monsieur. Nous sommes toujours heureux d’accueillir de nouveaux frères.

Justin hoche la tête, les mains dans les poches.

  • Oh vous savez Mam’zelle, moi j’ai pas de frère. Ni dans la foi, ni dans la vie.
  • Dans ce cas, vous avez vraiment bien fait de venir.

Apercevant Blaise, Agnès l’interpelle.

  • Oh Blaise, je suis contente de vous voir.
  • Merci. Moi aussi je suis content de vous voir. Vous allez bien ?
  • Oui oui. Et votre maman ? Comment va-t-elle ?
  • Le capitaine Justin Demierre s’approche en ajoutant :
  • Blaise ? Blaise Jacquet ? Vous êtes le fils de Rosemarie Jacquet ?
  • Bonsoir Monsieur… ?
  • Oh, excusez-moi. Il sort sa plaque et la montre à Blaise.
  • Capitaine Justin Demierre, gendarmerie cantonale. Bonsoir. Il fourre sa plaque dans la poche et ajoute. Alors comme ça, c’est vous le fiston de Madame Jacquet ?
  • Vous connaissez ma mère ?
  • Non, non. Jamais vue. Justement. J’aurais bien aimé la rencontrer.
  • Et je peux savoir pour quelle raison vous souhaitez rencontrer ma mère ?
  • Non. Vous pouvez pas.

La mère d’Agnès s’interpose entre les deux hommes.

  • Blaise, dites à votre maman que ça me ferait tellement plaisir qu’elle accepte de venir prendre le thé chez nous la semaine prochaine. Qu’en dis-tu Agnès.
  • Oui, Ma Mie. C’est une bonne idée. Vous pourriez l’accompagner Blaise et on pourra jouer aux cartes.

Blaise sent une bouffée de chaleur l’envahir. Comment se débarrasser de tous ces curieux ?

  • Oui, c’est une bonne idée et je suis sûre que maman en serait ravie. Malheureusement, elle est absente depuis 15 jours déjà et selon notre dernier échange téléphonique, elle va prolonger son séjour.
  • Oh comme c’est dommage. Vous êtes malgré tout notre invité, s’écria Agnès. N’est-ce pas ma Mie ? Blaise pourrait passer mercredi soir ?
  • Oui, mercredi c’est très bien, acquiesça sa mère. Vous n’avez qu’à venir pour 19h30 et nous partagerons un modeste repas avant de jouer aux cartes.

Blaise sourit poliment et déclina l’invitation.

  • Je regrette, mais cette semaine je n’ai pas une soirée de disponible. Nous en reparlerons à la prochaine réunion. En tout cas Mesdames, je vous remercie et transmettrais vos messages à ma chère maman.

Le capitaine Justin Demierre fouilla dans ses poches et en tira une carte de visite toute chiffonnée. Tout en la repassant avec ses gros doigts il dit à Blaise :

  • Faites donc ça. Transmettez à Madame votre mère les salutations de ses amies et pendant que vous y êtes, dites-lui de m’appeler à ce numéro.
  • Mais elle voudra savoir ce que vous lui voulez.
  • Elle aura qu’à me passer un coup de fil. Vous inquiétez pas jeune homme. J’lui veux pas de mal à votre maman.

Blaise mit la carte dans sa poche, salua en hochant la tête,  entra dans l’église et se dirigea directement vers le confessionnal.

Il s’agenouilla devant le grillage en attendant que le vicaire ouvre le portillon.

  • Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, dit le vicaire
  • Amen, susurra Blaise.
  • Ce type, le capitaine Demierre, il m’inquiète.
  • Moi aussi Benoît. Je crois que c’est moi qu’il veut. J’ai peur.
  • Il faut rester discrets. Ne m’envoie plus rien et détruis tous les CD que tu as. Il ne faut prendre aucun risque.
  • Compte sur moi et toi fais pareil. Tu détruis tout. Absolument tout.
  • Et ta mère ? Comment va-t-elle ?
  • Bien. Elle va bien. Qu’est-ce que vous avez tous avec ma mère ? dit-il visiblement irrité.
  • Doucement. Je te rappelle que tu es en confession.
  • Bon je sors.

38789205 - man praying in church

Sur le parvis, les autres attendaient leur tour pour entrer au confessionnal. En passant devant le groupe, Agnès lui sourit.

  • Bonsoir Agnès. 
  • Bonsoir Blaise. A bientôt.
  • Je m’en vais aussi, dit le capitaine Demierre. Bonne soirée à tous.
  • Vous partez sans aller vous confesser, capitaine ?
  • Ça s’rait trop long. Je vous laisse la place.

Tout en soulevant son chapeau en signe de  salutations, il emboîta le pas à Blaise.